
Ce vendredi, le Stade Niçois se déplace à Brive dans le cadre de la 20e journée de Pro D2. Défaits à une seule reprise à domicile cette saison, les Brivistes restent un très mauvais souvenir pour les Niçois puisqu’ils s’étaient imposés à l’arrachée sur la pelouse du stade Marcel-Volot à l’aller. Avant cette rencontre, quelles sont les trois informations à retenir du match ?
Le Stade Niçois a rendez-vous ce soir, à 19h30, sur la pelouse du Stadium de Brive. Un déplacement périlleux chez le 4e de Pro D2, récent barragiste et surtout bastion mythique du rugby français. Une équipe à l’effectif XXL, emmenée par le colosse anglais Courtney Lawes (105 sélections avec le XV d’Angleterre) et qui lutte pour la montée en Top 14, championnat qu’elle a quitté il y a deux ans maintenant. Le Stade Niçois, lui, pointe à la dernière place du classement. Un match qui paraît déséquilibré sur le papier, mais en ce jour de Saint-Valentin, les Azuréens ne souhaitent pas y aller avec un coeur mielleux et des étoiles dans les yeux.
1. Brive, forteresse quasi imprenable
Le CA Brive est souverain sur sa pelouse. Troisième équipe du championnat à domicile, les Brivistes peuvent s’appuyer sur leur stade et leur public toujours nombreux pour jouer les premiers rôles. Cette saison, les Corréziens se sont inclinés à une seule reprise. C’était lors de la 17e journée, face à Nevers. Les Nivernais avait créé la surprise en s’imposant 23-22 sur une pénalité de Shaun Reynolds sur la sirène. Il est important de préciser que les Coujoux avaient été réduits à 14 après l’expulsion du pilier Nathan Fraissenon, à la 74e minute. Mis à part cet accroc, Brive c’est neuf victoires dont une une probante la semaine dernière, sans encaisser de point face à Soyaux-Angoulême (24-0).
2. Flavio Asquini, première titularisation
Un « nouveau » venu va faire son apparition sous les couleurs de Nice en Pro D2 ce vendredi. Déjà appelé lors du déplacement à Dax (défaite 22-19, ndlr) le 1er novembre dans le cadre de la 9e journée, Flavio Asquini va honorer sa première titularisation en championnat avec l’effectif professionnel. « Ce match, c’est une opportunité pour moi. J’ai envie de prouver que je suis capable de jouer à ce niveau » explique le jeune espoir en conférence de presse.
Le demi d’ouverture de 19 ans a rejoint le Stade Niçois en 2019 en provenance de Fréjus Saint-Raphaël où il avait débuté le rugby à cinq ans. Cette saison, l’ouvreur français a disputé six matchs pour 19 points marqués dans le championnat espoir. À l’aise dans le jeu au pied, c’est aussi un numéro 10 vif qui a une bonne vision du jeu. Ce soir il sera placé à l’arrière. À voir si les promesses se maintiennent avec l’équipe professionnelle.
3. Un mauvais souvenir
Le match aller entre le Stade Niçois et Brive a été un tournant de la saison. Il reste un mauvais souvenir pour les Aigles. À l’aube de la onzième journée, Nice était 15e avec seize points, soit une longueur d’avance sur Valence-Romans, dernier. Mais la réception de Brive ne va pas être idéale. « À l’aller, on était dans le match mais j’ai en tête l’essai de Léo Carbonneau alors qu’on était à 16-21 où il profite d’un rebond… », se souvient Alexandre Compan, manager de Nice. Un essai qui avait sonné le glas des espoirs azuréens dans ce match.
Valence-Romans s’était imposé dans le même temps contre Oyonnax (18-16), laissant la dernière place aux Niçois. Une position qu’ils n’ont toujours pas quittée neuf journées après, à l’aube de ce déplacement en Corrèze. Désormais, un fossé de 18 points séparent Valence-Romans, 15e et barragiste, des Aigles. Une victoire à Brive relèverait du miracle, mais serait le point de départ pour un autre, beaucoup plus hypothétique : celui du maintien.
Josef Jaricot