3 informations à savoir avant CA Brive – Stade Niçois

0
144
Les Niçois sont dos au mur après douze défaites de suite et un revers contre Valence-Romans à domicile 19-24 le 25 octobre dernier © Lisa Rohel

Ce vendredi, le Stade Niçois se déplace à Brive dans le cadre de la 20e journée de Pro D2. Défaits à une seule reprise à domicile cette saison, les Brivistes restent un très mauvais souvenir pour les Niçois puisqu’ils s’étaient imposés à l’arrachée sur la pelouse du stade Marcel-Volot à l’aller. Avant cette rencontre, quelles sont les trois informations à retenir du match ?

Le Stade Niçois a rendez-vous ce soir, à 19h30, sur la pelouse du Stadium de Brive. Un déplacement périlleux chez le 4e de Pro D2, récent barragiste et surtout bastion mythique du rugby français. Une équipe à l’effectif XXL, emmenée par le colosse anglais Courtney Lawes (105 sélections avec le XV d’Angleterre) et qui lutte pour la montée en Top 14, championnat qu’elle a quitté il y a deux ans maintenant. Le Stade Niçois, lui, pointe à la dernière place du classement. Un match qui paraît déséquilibré sur le papier, mais en ce jour de Saint-Valentin, les Azuréens ne souhaitent pas y aller avec un coeur mielleux et des étoiles dans les yeux.

1. Brive, forteresse quasi imprenable

Le CA Brive est souverain sur sa pelouse. Troisième équipe du championnat à domicile, les Brivistes peuvent s’appuyer sur leur stade et leur public toujours nombreux pour jouer les premiers rôles. Cette saison, les Corréziens se sont inclinés à une seule reprise. C’était lors de la 17e journée, face à Nevers. Les Nivernais avait créé la surprise en s’imposant 23-22 sur une pénalité de Shaun Reynolds sur la sirène. Il est important de préciser que les Coujoux avaient été réduits à 14 après l’expulsion du pilier Nathan Fraissenon, à la 74e minute. Mis à part cet accroc, Brive c’est neuf victoires dont une une probante la semaine dernière, sans encaisser de point face à Soyaux-Angoulême (24-0).

2. Flavio Asquini, première titularisation

Un « nouveau » venu va faire son apparition sous les couleurs de Nice en Pro D2 ce vendredi. Déjà appelé lors du déplacement à Dax (défaite 22-19, ndlr) le 1er novembre dans le cadre de la 9e journée, Flavio Asquini va honorer sa première titularisation en championnat avec l’effectif professionnel. « Ce match, c’est une opportunité pour moi. J’ai envie de prouver que je suis capable de jouer à ce niveau » explique le jeune espoir en conférence de presse.

Flavio Asquini sera aligné avec le numéro 15 dans le dos ce soir à Brive © Stade Niçois

Le demi d’ouverture de 19 ans a rejoint le Stade Niçois en 2019 en provenance de Fréjus Saint-Raphaël où il avait débuté le rugby à cinq ans. Cette saison, l’ouvreur français a disputé six matchs pour 19 points marqués dans le championnat espoir. À l’aise dans le jeu au pied, c’est aussi un numéro 10 vif qui a une bonne vision du jeu. Ce soir il sera placé à l’arrière. À voir si les promesses se maintiennent avec l’équipe professionnelle.

3. Un mauvais souvenir

Le match aller entre le Stade Niçois et Brive a été un tournant de la saison. Il reste un mauvais souvenir pour les Aigles. À l’aube de la onzième journée, Nice était 15e avec seize points, soit une longueur d’avance sur Valence-Romans, dernier. Mais la réception de Brive ne va pas être idéale. « À l’aller, on était dans le match mais j’ai en tête l’essai de Léo Carbonneau alors qu’on était à 16-21 où il profite d’un rebond… », se souvient Alexandre Compan, manager de Nice. Un essai qui avait sonné le glas des espoirs azuréens dans ce match.

Le match aller entre Nice et Brive n’avait pas souri aux Niçois © Vicky Warocquier

Valence-Romans s’était imposé dans le même temps contre Oyonnax (18-16), laissant la dernière place aux Niçois. Une position qu’ils n’ont toujours pas quittée neuf journées après, à l’aube de ce déplacement en Corrèze. Désormais, un fossé de 18 points séparent Valence-Romans, 15e et barragiste, des Aigles. Une victoire à Brive relèverait du miracle, mais serait le point de départ pour un autre, beaucoup plus hypothétique : celui du maintien.

Josef Jaricot